Dans 𝘏𝘪𝘴𝘵𝘰𝘪𝘳𝘦 𝘥𝘦 𝘓𝘢𝘳𝘨𝘦𝘯𝘵𝘪è𝘳𝘦 (1904), le journaliste et historien Albin Mazon met en lumière l’histoire millénaire de notre cité. Cet ouvrage lui donne l’occasion d’expliquer quelques noms de lieux…
𝘽𝙀𝘿𝙀𝙍𝙀𝙏. Ainsi, il avance que le nom de « Béderet » pourrait avoir pour origine le patois « 𝙗é 𝙙𝙚 𝙧𝙚 », c’est-à-dire « les biens du roi ». En effet, au sommet du Bédéret se trouvait le château de Fanjau qui figurait « parmi ceux qui sont compris dans le domaine royal » : depuis sa tour, on apercevait « les cinq tours de Montréal, Brison, Tauriers, Chassiers et Vinezac, qui circonscrivaient l’ancien pays des mines d’Argentière et qui formaient une ceinture de vigies », explique-t-il. Cette étymologie entre en résonance avec celle de Montréal (Mons régalis- mont royal).
𝙍𝙊𝙐𝘽𝙍𝙀𝘼𝙐. Albin Mazon indique que le roubreau, ou « roubrau », affluent de la Ligne, pourrait trouver son origine dans le latin « 𝙍𝙞𝙫𝙤 𝘽𝙧𝙚𝙫𝙞 », le petit cours d’eau. On sait que l’alphabet latin ne faisait pas de différence entre le « v » et le « u ».
𝙍𝙀𝘾𝙇𝙐𝙎. L’existence d’un reclus à Largentière est attestée grâce à un testament du XIVème siècle, qui témoigne en particulier de la présence religieuse dans la cité. « Largentière possédait alors un 𝙍𝙚𝙘𝙡𝙪𝙨, une Maladière et un hôpital du St-Esprit », commente Albin Mazon, avant d’expliquer : « Les reclus ou recluses étaient des personnes qui s’enterraient pour ainsi dire vivantes, dans des cellules murées, ne communiquant avec l’extérieur que par une étroite ouverture, par laquelle la charité publique leur faisait passer les objets nécessaires à la vie. Il y avait des reclus ou des recluses aux abords de beaucoup de villes, et de là les noms de Reclus, Recltueou Reclusière, restés à certains quartiers de Largentière, Privas ou Annonay ».




