Science de l’origine des noms
Dans son ouvrage « Les Vieux patronymes du Vivarais », Georges Massot, alias Lo Cercaire – le chercheur en Occitan – s’attache à déterminer l’origine des noms de lieux et de personnes.
C’est ainsi que l’on apprend que « 𝙂𝙞𝙣𝙚𝙨𝙩𝙚 » se dit d’un terrain envahi par les genêts. Et en effet, le genêt scorpion, ou arjevelle en occitan, est bien présent sur les pentes des collines du quartier du 𝙂𝙞𝙣𝙚𝙨𝙩𝙚𝙩, à l’entrée sud de Largentière.
Dans « 𝙁𝙤𝙪𝙧𝙣𝙞𝙤𝙡 », il y a « four ». Ce nom est l’équivalent du français fournil qui ne désigne pas le four à pain lui-même mais une construction attenante au four qui contenait les instruments nécessaires pour la fabrication du pain (pétrin, écouvillon, pelle…)
La présence d’un 𝙛𝙤𝙪𝙧𝙣𝙞𝙤𝙡 supposait l’existence d’une communauté plus importante qu’une famille, un hameau ou un quartier urbain par exemple.
Le nom gaulois de l’aulne, arbre de sols humides, est verna. En ancien occitan, vernet se dit d’un lieu où poussent des aulnes. Avec le temps, ce nom s’est décliné en vernède, vernade ou 𝙑𝙚𝙧𝙜𝙣𝙖𝙙𝙚.



