Le cincle plongeur, un drôle d’habitant à Largentière

Avec un peu de patience, c’est un petit oiseau que l’on peut observer au bord de la Ligne, son comportement particulier le rendant aisément identifiable : quand il est actif au bord de l’eau, les repliements nerveux de ses pattes agitent le corps de haut en bas, et dans le même temps et avec le même rythme, il bat de la queue verticalement et déploie partiellement les ailes latéralement.

Le cincle fréquente les eaux vives, pures et claires des cours d’eau et ce toute l’année car il est sédentaire.

C’est le lien à l’eau qui est le trait le plus remarquable et qui détermine toute la biologie de l’espèce : c’est dans l’eau qu’il recherche sa nourriture et celle de ses jeunes, c’est au-dessus de l’eau qu’il construit son nid en boule. Il peut disparaître complètement dans l’eau, marcher sur le fond et « voler » en surface ou sous l’eau.

Le cincle plongeur utilise une technique de pêche unique : il plonge la tête la première dans l’eau jusqu’à s’immerger complètement, et marche sur le fond à contre-courant, en bombant le dos et écartant légèrement les ailes afin de profiter du courant pour être rabattu vers le fond. Lorsque l’eau est plus profonde ou agitée, il étale sa queue tronquée et utilise ses ailes pour se propulser et résister davantage au courant.

Il trouve sa nourriture en retournant les pierres du lit avec son bec et en fouillant les algues et autres plantes subaquatiques. Il localise ses proies à la vue, se nourrissant d’invertébrés vivant dans l’eau : larves d’insectes tels que éphémères, phryganes, plécoptères, odonates, mais aussi de petits crustacés comme les gammares, de petits mollusques et plus rarement de petits poissons.

Le Cincle plongeur est monogame et territorial. Son territoire, en longueur de berge, varie suivant la richesse en proies de l’eau et va de 4-500 m à 2 km environ. Son nid est construit à proximité immédiate de l’eau.