CM du 23 février 2026 : les comptes

Podcast du conseil

Nos prises de paroles

1. Dépenses de fonctionnement – Compte 6232 « Fêtes et cérémonies »

Nous avons interrogé la majorité sur l’explosion des dépenses liées aux fêtes et cérémonies, qui appellent plusieurs remarques de fond.

Ces dépenses sont passées de 30 000 € en 2020, à 42 000 € en 2024, pour atteindre 91 000 € en 2025.

Il s’agit d’un niveau jamais atteint, qui a triplé par rapport à 2020 et doublé par rapport à l’année dernière.

Le contraste est frappant avec la situation des associations locales :

Le montant total des subventions aux associations de la commune plafonne à 7 400 €.

Pour beaucoup d’entre elles, cette subvention est équivalente au loyer qu’elles versent à la commune, ce qui annule de fait le soutien financier (pour celles qui se situe au gymnase).

Nous avons tenu à rappeler que :

  • Si l’engagement de la commune pour l’animation locale est légitime,
  • le rôle d’une municipalité ne peut se réduire à celui d’un “comité des fêtes”.

Notre position politique est claire la commune doit être facilitatrice des initiatives locales, et non concurrente des associations. Redonner du pouvoir aux associations, ce n’est pas les missionner ponctuellement, ni externaliser à des prestataires coûteux, c’est les accompagner dans la durée, travailler avec elles, les subventionner de manière cohérente, voire les conventionner, afin de reconnaître leur rôle structurant dans la vie locale.


2. Urbanisme – PLU / PLUi : une décision juridiquement contestable

Nous avons également interrogé la majorité sur le choix de sortir du PLUi, alors que la loi impose une mise en conformité, le préfet a explicitement demandé le retrait de la délibération votée en décembre, la jugeant illégale.

Malgré cet avertissement clair de l’État la majorité maintient sa position, sans apporter de réponse satisfaisante sur les risques juridiques, financiers (frais d’avocats) et politiques pour la commune.


3. Cantine à 1 € : un dispositif existant, une inaction persistante

Enfin, nous avons questionné l’absence de décision concernant la cantine à 1 €, alors que le dispositif national a été prolongé, le sujet a été abordé lors du dernier conseil d’école, une liste de parents est toujours en attente, le dossier n’a toujours pas été déposé par la majorité.

Cette inaction interroge alors que le dispositif est clé pour le pouvoir d’achat des familles et pour l’égalité d’accès à un repas pour les enfants.


En synthèse

Nos interventions visent à rappeler que :

  • les priorités budgétaires doivent être cohérentes et justes,
  • les décisions politiques doivent être légales et responsables,
  • et que l’action municipale doit soutenir les acteurs locaux et les familles, plutôt que les fragiliser.

Articles presse

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